LE 04/05/2012

Mémento de la presse professionnelle de santé

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Le 4 mai 2012 au Pavillon Dauphine, le SPEPS a présenté son Mémento de la Presse Professionnelle - Questions d'ordre et réponses d'ordre réglementaire.

 
Dr Alain Trébucq, Président du SPEPS

Les défis de la presse professionnelle de santé
(intervention d'
Alain Trébucq, Président du SPEPS, en introduction de la présentation du Mémento le 4 mai 2012)

" Dans un contexte de crise économique et financière qui impacte la plupart des entreprises, la presse professionnelle de santé doit relever simultanément 3 défis :
- le défi du numérique, qui bouleverse les modèles économiques des entreprises de presse et d’édition,
- le défi que représente le changement de paradigme des entreprises du médicament,
- le défi que sont les conséquences des récentes crises sanitaires avec une profonde révision des règles régissant les relations entre les entreprises de santé et les professionnels ou les éditeurs de santé.

Cette presse pourra-t-elle répondre à ce triple défi ?
La réponse tient à 3 acteurs :
- nous, les éditeurs,
- nos lecteurs,
- nos partenaires commerciaux.

Nous, les éditeurs : jamais la profession n’a été aussi résolue, au sein de sa famille syndicale, à porter haut les valeurs que sont la qualité et l’éthique. Il y a près de deux ans, avant même les crises sanitaires qui ont secoué notre univers, nous décidions d’installer au sein de notre Syndicat un Comité strictement indépendant, d’Ethique et de Déontologie, dont la mission est d’être le garant de ces valeurs autour desquelles nous sommes réunis. Car nous le savons pertinemment, sans cette qualité, notre mission pédagogique serait vaine, nos lecteurs n’y adhéreraient pas. Cet engagement est aussi celui de la transparence des relations entre les éditeurs et les entreprises de santé, transparence à laquelle veille la Commission UDA-SPEPS chargée de s’assurer de la stricte application de notre Charte commune. Enfin, les éditeurs relèvent le défi de l’innovation, notamment par les initiatives numériques que nous portons avec des offres bimédia ou pure-player, apportant une richesse pédagogique inégalée à leurs lecteurs.

Alors si nous relevons le défi, c’est assurément avec le soutien de nos Lecteurs qui, enquête après enquête, expriment un véritable plébiscite en faveur de leur presse professionnelle. On ne reviendra pas sur l’enquête CSD de 2009 portant spécifiquement sur la presse professionnelle de santé, montrant comme d’autres avant elle, comme les enquêtes régulières du Cessim, que la presse professionnelle est de très loin le principal moyen sur lequel comptent les professionnels de santé pour s’informer et se former. Aujourd’hui, c’est une enquête IFOP réalisée à la demande de notre Fédération professionnelle, la FNPS, qui confirme cette première place de nos média pour informer et former les professionnels de santé, lesquels confirment leur attachement au support papier tout en regardant avec beaucoup d’intérêt nos initiatives sur Internet.

Et nos partenaires commerciaux ? Car notre presse professionnelle n’est pas différente de LA presse en général, comme cette dernière, elle a besoin non seulement des revenus de sa diffusion payante mais aussi de revenus commerciaux, qu’il s’agisse ou non de publicité. Mais c’est là qu’aujourd’hui le bât blesse. Savez-vous qu’en dix ans, les revenus publicitaires de la presse généraliste ont chuté de plus de 80% ? Savez-vous qu’en 2011, ceux-ci représentaient moins de 15 millions d’euros nets investis en presse médicale généraliste ? Et qu’en ce début d’année 2012, la baisse continue, de l’ordre de -20% !
Alors certes, le modèle économique des entreprises de santé a évolué, certes notre environnement réglementaire s’est fortement complexifié. Mais assurément, les entreprises de santé ne doivent pas abandonner cette presse professionnelle. Ils doivent au contraire la soutenir en acceptant qu’une presse économiquement dépendante soit éditorialement indépendante, nous avons à y gagner autant les uns que les autres car c’est ainsi que cette presse pourra poursuivre sa mission de contribution essentielle à la diffusion de l’innovation, des connaissances, des expériences professionnelles, des bonnes pratiques médicales.

Pour cela, il faut bien sûr une application stricte des règles qui nous sont fixées. Celles-ci ayant évolué récemment, nous avons voulu faire œuvre de pédagogie et c’est avec le précieux concours du Pr Patrick Fallet, professeur de droit pharmaceutique, que le Syndicat de la Presse et de l’Edition des Professions de Santé publie aujourd’hui un Mémento de la Presse médicale, questions et réponses d’ordre règlementaire. Ce mémento, en une soixantaine de Questions/Réponses, décrit parfaitement comment presse professionnelle et entreprises de santé peuvent travailler ensemble, dans la stricte transparence de leurs relations.

C’est ainsi que la presse professionnelle pourra poursuivre sa mission d’information et de formation des professionnels de santé avec une offre pédagogique toujours plus riche et éthiquement irréprochable."

Alain Trébucq
Président du SPEPS

 

L'intervention d'Alain Trébucq était suivie d'une présentation du Pr Patrick Fallet sur les relations entre la presse et l'industrie pharmaceutique, dans le cadre de la mise en place de la Loi Bertrand, puis d'un échange avec la salle.

 
Pr Patrick Fallet

Vous pouvez télécharger ci-dessous :
- la Présentation du Dr Alain Trébucq, Président du SPEPS 
- la Présentation du Pr Patrick Fallet

ainsi que le

et ses annexes :

Annexe 1 : Définitions postales et fiscales de la presse

Annexe 2 : Suppléments et Numéros Spéciaux / Hors Séries

Annexe 3 : CPPAP - Position sur la monothématicité

Annexe 4 : CPPAP - Ligne directrice sur la vente effective

Annexe 5 : CPPAP - Ligne directrice sur la publicité

Annexe 6 : Charte pour la communication sur internet des entreprises pharmaceutiques, de la Commission d'évaluation de la publicité de l'AFSSAPS